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Divers


1. Les marques domestiques

2. Les mesures utilisées dans la région

3. Les anciens usages

4. Recettes

5. Autre

1.Les marques domestiques

L'usage des marques domestiques s'est perdu vers le milieu du siècle passé.

Ces marques permettaient l'identification des biens privés relatifs à la vie rurale ou domestique. Elles se retrouvent sur la vaisselle, sur les outils, sur le bétail même. Maints objets d'autrefois les portent encore sous forme d'encoches au couteau ou de brûlures dues au fer porté au rouge.

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Un "trintchior", sorte d'assiette en bois permettant de trancher la viande.


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Une assiette en étain, impropre à l'usage du couteau, cache au revers une marque domestique de la famille Amoos.


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Le manche du couteau est marqué d'un X et de deux encoches obliques.


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Une herminette de la famille Imwinkelried avec une marque incisée dans le fer: un chevron encadré par une paire d'encoches.




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Une corne de bélier marquée au fer


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La marque de Charles Fuchs. Le fer à marquer, usé, ne permet pas de reproduire entièrement les deux "chevrons" opposés.


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La marque de Pierre Fuchs au revers d'une assiette en étain


La famille Imwinkelried utilisait plusieurs marques

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Le fer à marquer

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La tête du fer à marquer avec les initiales N (Nicolas) WR (ImWinkelRied) et la marque proprement dite, une sorte de Z barré

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Quelques marques domestiques

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Alexis Rossier, tanneur


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Berclaz Anthoine

2.Les mesures utilisées dans la région

( Selon les indications de Pierre Métrailler, 19.07.1983)



1. La vendange et le vin



la brantée................ 45 litres

un pot..................... 1 litre 1/2

un demi-pot.............. 0,75 litre

une cartetto.............. 3 dl

un carteron .............. deux pots, 3 litres

un setier.................. 12 carterons et un pot, 37 litres 1/2


2. Le blé, les champs


un fichelin................15 Kg pour le grain

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dimensions intérieures: 16 cm de hauteur, 38 cm de diamètre environ

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La poignée en fer forgé entourée d'une couronne de clous


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Date d'un contrôle officiel

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Date d'un contrôle officiel sur un autre fichelin avec l'écusson aux treize étoiles surmonté d'une croix fédérale



un fichelin................100 toises pour le terrain, 380 mètres carrés.

Le fichelin fut utilisé jusque vers les années 1930 peu après le remaniement de 1926 qui a disposé les parcelles en longueur et a ainsi rendu le travail de la charrue impossible.

une toise..................3,80 mètres carrés

une toise( linéaire)......1,94 mètre environ


3. L'alpage, la mesure du lait



une emmine..............16 litres

une demi-emmine.......8 litres

un cartan.................4 litres

un huitan.................2 litres

le pied....................droit de base pour l'alpage.

Pour être allodiateur, être membre de droit, il faut avoir un pied provenant du père et avoir "reconnu".

Pour alper une vache, il faut avoir 4 pieds, ou trois pieds et un quatrième "suralpé", c'est-à-dire loué à l'alpage.

Seul l'allodiateur possède le droit de vote et doit être procureur de l'alpage à son tour. Les corvées pour l'entretien de "la montagne", l'alpage, sont les mêmes pour tous ceux qui possèdent des "fonds", des pieds. Sur la base des pieds, les non allodiateurs payent une taxe pour alper ( un usage antérieur).







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3. Les anciens usages

( selon Pierre Métrailler, septembre 1984)


La vigne



1. Les versannes permettent l'entretien perpétuel de la vigne, avec une tranchée dont on fait deux rangs avec une ligne supplémentaire sur la "table" si les ceps sont épuisés.
Un ancien cep est rabattu, les sarments sont calés à l'aide d'un caillou et le tout est recouvert de terre.

2. Les "provignures" (fortzett) s'effectuent aux emplacements où manquent un ou deux ceps. Dans un trou pratiqué autour d'un cep, il faut coucher les sarments dont les extrémités donnent deux ou quatre nouveaux plants. Ce procédé est possible avec les plants indigènes et l'alignement n'est pas toujours parfait.


La cave



1. Lors de la distillation, il se peut que la lie s'accroche au fond de la chaudière pour prendre alors le goût de brûlé.

Pour éviter ce désagrément, il convient de remuer la lie jusqu'à l'apparition des premières vapeurs, puis alors seulement ajouter le couvercle. La première cuite sort à 75 degrés. La "bleue" (fin de cuite) sert à couper l'alcool à 75 degrés.

Il se trouvait des bouilleurs qui se contentaient de placer des branchages au fond de l'alambic pour isoler la lie du métal. L'effet recherché n'était pas toujours garanti.


2. Une famille encavait la vendange de certaines vignes (les meilleures) et vendaient la récolte de certaines autres. On encavait plus ou moins selon les années. Certains, au mois de mars, avaient déjà tout bu, d'autres faisaient du "vin" avec des pruneaux.


3. Les cuviers étaient bien souvent en sapin, selon l'usage auquel ils étaient destinés. Autrefois, on laissait cuver. On ne pressait pas doux. Il suffisait d'une dizaine de jours pour fermenter avec la grappe. Il fallait "chimoter" chaque jour pour faire retomber l'écume, puis égaliser avec une planche pour que les grains trempent bien dans le liquide, sinon la fermentation se passait mal.

On pressaient après la fermentation; il y avait moins de liquide à transporter au pressoir qui n'avait pas de panier et la vis en bois, fragile, ne supportait pas un grand effort, c'est pourquoi on ne pouvait pas presser la vendange encore non fermentée.


Le blé



Pour ensemencer les champs de blé, il fallait commencer le 8 septembre dans les endroits les plus hauts à cause de droit de passage coutumier qui autorisait de tourner chez le voisin avec l'attelage, la charrue et quatre têtes de bétail, vaches ou bœufs ou mulets.

Il fallait ensuite repasser avec la petite charrue et deux têtes de bétail pour former les sillons.

Préalablement, les grains de blé étaient d'habitude trempés dans du "vitriol" (sulfate de cuivre) pour combattre la rouille. Suivait un séchage de deux jours avant l'emploi. Le semis s'effectuait à la volée. La herse, ici une luge posée à l'envers, poussait les grains dans les sillons et le terrain était égalisé.

Tous ces travaux devaient être terminés pour le 22 septembre, jour de la Saint Maurice.

On ne commerçait pas avec le blé. Il en fallait pour le ménage, pour le bétail et pour l'ensemencement de l'année suivante.






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