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les anciens usages

(selon Pierre Métrailler, septembre 1984)

La vigne â€‹

1. Les versannes permettent l'entretien perpétuel de la vigne, avec une tranchée dont on fait deux        rangs avec une ligne supplémentaire sur la "table" si les ceps sont épuisés.
   Un ancien cep est rabattu, les sarments sont calés à l'aide d'un caillou et le tout est recouvert de    terre.

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2. Les "provignures" (fortzett) s'effectuent aux emplacements où manquent un ou deux ceps. Dans un trou    pratiqué autour d'un cep, il faut coucher les sarments dont les extrémités donnent deux ou quatre      nouveaux plants. Ce procédé est possible avec les plants indigènes et l'alignement n'est pas            toujours parfait.

La cave

 

1. Lors de la distillation, il se peut que la lie s'accroche au fond de la chaudière pour prendre alors    le goût de brûlé. 


Pour éviter ce désagrément, il convient de remuer la lie jusqu'à l'apparition des premières vapeurs, puis alors seulement ajouter le couvercle. La première cuite sort à 75 degrés. La "bleue" (fin de cuite) sert à couper l'alcool à 75 degrés. 

Il se trouvait des bouilleurs qui se contentaient de placer des branchages au fond de l'alambic pour isoler la lie du métal. L'effet recherché n'était pas toujours garanti.


2. Une famille encavait la vendange de certaines vignes (les meilleures) et vendaient la récolte de        certaines autres. On encavait plus ou moins selon les années. Certains, au mois de mars,                avaient déjà tout bu, d'autres faisaient du "vin" avec des pruneaux.


3. Les cuviers étaient bien souvent en sapin, selon l'usage auquel ils étaient destinés.                  Autrefois, on laissait cuver. On ne pressait pas doux. Il suffisait d'une dizaine de jours pour        fermenter avec la grappe. Il fallait "chimoter" chaque jour pour faire retomber l'écume, puis          égaliser avec une planche pour que les grains trempent bien dans le liquide, sinon la fermentation      se passait mal.

On pressaient après la fermentation; il y avait moins de liquide à transporter au pressoir qui n'avait pas de panier et la vis en bois, fragile, ne supportait pas un grand effort, c'est pourquoi on ne pouvait pas presser la vendange encore non fermentée. 

Le Blé

Pour ensemencer les champs de blé, il fallait commencer le 8 septembre dans les endroits les plus hauts à cause de droit de passage coutumier qui autorisait de tourner chez le voisin avec l'attelage, la charrue et quatre têtes de bétail, vaches ou bœufs ou mulets.

Il fallait ensuite repasser avec la petite charrue et deux têtes de bétail pour former les sillons. 

Préalablement, les grains de blé étaient d'habitude trempés dans du "vitriol" (sulfate de cuivre) pour combattre la rouille. Suivait un séchage de deux jours avant l'emploi. Le semis s'effectuait à la volée. La herse, ici une luge posée à l'envers, poussait les grains dans les sillons et le terrain était égalisé.

Tous ces travaux devaient être terminés pour le 22 septembre, jour de la Saint Maurice.

On ne commerçait pas avec le blé. Il en fallait pour le ménage, pour le bétail et pour l'ensemencement de l'année suivante. â€‹

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